18 janvier 2012

Mais le plus grave est sans doute le fait que le SOPA est applicable en dehors des Etats Unis. En s'adressant aux intermédiaires, et notamment aux fournisseurs de noms de domaine, le SOPA peut sanctionner des sites qui ne sont pas hébergés aux Etats Unis. Devront-ils alors se soumettre au droit américain pour éviter une telle mesure ? L'enjeu est de taille, car le SOPA apparaît alors comme l'instrument d'une nouvelle forme d'impérialisme juridique. Pas un instant, les Etats Unis n'ont envisagé par exemple, une négociation internationale susceptible, par la voie conventionnelle, d'élaborer des standards internationaux dans ce domaine.
Or force est de constater que, pour le moment, les niveaux d'exigence sont très différents selon les Etats. Certains ne mettent en place aucune réelle protection du droit d'auteur et apparaissent désormais comme des "Paradis de données" où vont se réfugier les "sites voyous". D'autres, et c'est le cas en France, posent un principe d'irresponsabilité du fournisseur d'accès mais permettent le blocage des contenus illicites, mais seulement de ceux-là, et seulement des sites relevant du droit national.
Ces divergences ne sont pas surprenantes, à une époque où l'usage de l'internet commence seulement à susciter une certaine forme de réglementation. Sur ce point, le SOPA apparaît comme bien autre chose qu'un "super-hadopi". Sorte de cheval de Troie de la loi américaine, il apparaît comme l'instrument de son universalisation. Les Européens doivent en être conscients et développer rapidement leurs propres standards, avant que la censure américaine de l'internet ne devienne universelle.
Source : Liberté, Libertés, chéries
L’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) a été fondée en 1949. Pour ses partisans, (...)
Quelques semaines avant le sommet de Lisbonne, la CNAPD entre autres organisations avait réuni à (...)
Daniele Ganser, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bâle et président de (...)
Le Parti de la justice et du développement (AKP) du premier ministre turc Erdogan ne se contente (...)
La question relative aux prisonniers Palestiniens est l’une des conséquences les plus fâcheuses (...)
La récurrente sarabande des élections présidentielles françaises, qui a vu succéder, cette année, (...)
Ce dimanche 6 mai, au moment de mon enregistrement à l’aéroport de Paris, on m’a annoncé qu’il y (...)
“Au revoir, peuple vénézuélien, je m´en vais à La Havane. Je reviens dans quelques jours”, déclarait (...)
Ne pas réagir maintenant, c’est accepter toutes les dérives fascistes et dictatoriales car le (...)
Le 5 avril dernier, le Sénat de l’Etat fédéré du Connecticut a voté l’abolition de la peine de mort ; (...)