|

18 février 2013

Article en PDF : Enregistrer au format PDF

Comme le montre bien l'article qui suit, les pays africains sont largement dépendants de l'étranger du point de vue commercial. Leur route pour la souveraineté économique est donc encore longue. Elle est aussi pleine d'embûches, ainsi que nous le rappellent les interventions occidentales en Côte d'Ivoire, en Libye et au Mali... (IGA)

 

 


Sur les 48 États de l’Afrique subsaharienne, 33 sont dans le rouge. Balance commerciale négative. Ils importent plus que ce qu’ils exportent. C’est ce qui ressort de l’atlas publié par le magazine Africa24 qui, pays par pays, dresse un tableau de l’Afrique 2012. On a là un bon indicateur de l’état de dépendance de bon nombre de pays africains.

 

La République démocratique du Congo, par exemple, "champion" toute catégorie : elle importe neuf fois plus qu’elle n’exporte, et l’ardoise (le déficit commercial) se chiffre à plus de 76 milliards d’euros. Seize autres États, dont le Sénégal, la Gambie, l’Éthiopie, le Kenya, le Burundi, l’Ouganda et le Rwanda sont dans le cas d’une balance commerciale où les importations pèsent plus du double des exportations. Cela laisse peu de marge de manœuvre pour les capacités "d’appropriation" nationales et autres crécelles dont on affuble aujourd’hui l’idéal d’autodétermination, principe fondateur du concert des nations.

 

Prise en bloc, l’Afrique subsaharienne affiche un déficit commercial de quelque dix milliards d’euros (à comparer avec les quelque 33 milliards d’euros versés en 2010 au titre "d’aides" au développement : près d’un tiers pour se payer des marchandises importées des pays "donateurs" ?). L’Afrique du Nord, printemps arabe ou non, ce n’est guère mieux : déficit commercial de près de 9 milliards d’euros avec, comme "champions" ici, l’Egypte (déficit de 20 milliards d’euros) et le Maroc (moins 15 milliards). Place Tahir, il reste du boulot...

 

 

« Guide économique 2013 du continent », Africa24, n°8, novembre 2012/janvier 2013, 197 pages, 6,2 euros.

 

Source : Gresea

 



 



>> Retrouvez sur notre shop !

Libye, Otan, Média-mensonges  Libye, Otan, Média-mensonges


12-libye-otan-et-mediamensonges.html

La stratégie du chaos  La stratégie du chaos


11-chasseurs-de-matieres-premieres.html


Haut de la page - Accueil

Investig'Action - Michelcollon.info l'info décodée info decodee info decodee
Investig'Action - Journal de l'Afrique
info decodee

Sauvegardez l’unité de la Grande Bretagne et cassez l’unité de la Grande Russie

Samir Amin

En comparant le référendum écossaise et le conflit qui oppose la Russie et l’Ukraine, on ne peut (...)

L’Edito du Journal de Notre Amérique n°2

Michel Collon - Alex Anfruns

Des quatre coins du monde, vous réservez depuis un mois un accueil très chaleureux à notre nouveau (...)

Editoriale del “Diario de Nuestra América”

Michel Collon - Alex Anfruns

Siamo felici e orgogliosi di presentare il primo numero del “Diario de Nuestra América”. (...)

What should we do regarding the « post Charlie » national unity ?

Saïd Bouamama

In 2010, Saïd Bouamama co-writed the book « Fuck France » with Saidou from the ZEP group. After (...)

Lezioni dell’ALBA per l’Africa

Saïd Bouamama

Il 14 dicembre 2014, l’« Alleanza bolivariana per i popoli del nostro America-Trattato di (...)

« Lo spirito dell’11 gennaio » o le guerre francesi all’ombra di Charlie

Saïd Bouamama

La conferenza stampa di François Hollande del 5 febbraio 2015 è stata l’occasione per il (...)

Ukraine and the Media-Lies. How not to be manipulated

Michel Collon

Writer and specialist in foreign-politics Michel Collon, puts a light on the strategies and (...)

THE FIRST BITTER FRUITS OF NATIONAL UNITY Wars, Fears, Humiliations, Surveillance

Saïd Bouamama

The great demonstration Je suis Charlie on January 11, 2015 was celebrated by the media, the (...)